Septembre 2025

Référence : Deslippe AL, Bergeron C, Wu OY, Hernandez KJ, Comtois-Rousseau E, Cohen TR. “Where” and “What” Do Adolescent Athletes Learn When It Comes to Food Literacy Compared With Adolescents that Do Not Play Sports? A Gender-Based Thematic Analysis. Curr Dev Nutr. 2025;9(Sports Nutrition Special Issue):104525–34. Disponible au : https://doi.org/10.1016/j.cdnut.2024.104525

Messages à retenir

  • Les athlètes adolescents pourraient être moins susceptibles que leurs pairs qui ne font pas de sport de s’appuyer sur les médias sociaux pour obtenir de l’information sur la nutrition, mais la crédibilité de leurs sources d’information n’est pas clairement encadrée.
  • Les garçons athlètes pourraient avoir plus confiance en leurs connaissances sur la nutrition sportive que les filles athlètes et percevoir ces connaissances comme plus crédibles.

Contexte

  • Savoir ce qu’il faut manger, comment préparer les aliments et d’où provient la nourriture (c.-à-d. posséder une littératie alimentaire) joue un rôle dans la santé et les performances des athlètes du secondaire (13 à 18 ans).
  • Les recherches suggèrent que les athlètes adolescents acquièrent rarement la littératie alimentaire nécessaire pour prendre des décisions éclairées en matière d’alimentation.
  • La recherche a démontré que les expériences d’acquisition de la littératie alimentaire diffèrent en fonction du genre et de la pratique sportive.

Comment l’étude a été réalisée

  • 33 entretiens avec des adolescents (13 à 18 ans) ont été réalisés.
  • Les adolescents ont répondu à des questions sur leurs expériences en matière d’acquisition de littératie alimentaire.
  • La moitié des adolescents participaient à des sports organisés (à l’école et/ou dans des clubs).
  • Tous les adolescents ont indiqué leur identité de genre (n = 15 garçons, n = 14 filles et n = 4 adolescents non binaires).
  • Les enregistrements des entretiens ont été transcrits.
  • Le texte des entretiens a été analysé afin d’identifier les similitudes et les différences quant aux thèmes abordés lors des entretiens d’adolescents de divers genres et pratiques sportives.

Ce que les chercheurs ont découvert

  • Les athlètes adolescents ont suggéré que les médias sociaux et leurs pairs étaient des sources essentielles d’information relative à la littératie alimentaire dans seulement 5 % des cas, contre 20 % et 27 %, respectivement, chez les adolescents qui ne pratiquent pas de sport.
  • Deux garçons athlètes ont indiqué qu’ils pensaient posséder les connaissances nutritionnelles et la littératie alimentaire nécessaires pour prendre des décisions sur leur alimentation sans avoir besoin d’une autre source d’information.
  • Les filles athlètes ont été le seul groupe à mentionner qu’elles comptaient sur leurs partenaires romantiques, qui étaient des garçons, pour en apprendre plus sur la nutrition sportive et, plus particulièrement, sur les protéines en poudre.

Conclusion

  • Les décideurs politiques devraient miser sur le potentiel des garçons et des filles de se fier à des sources d’information nutritionnelle plus crédibles (ex. entraîneurs vs médias sociaux) pour éduquer les jeunes athlètes sur la manière de répondre de manière adéquate à leurs besoins nutritionnels élevés associés à leur pratique sportive.
  • Les filles athlètes devraient être encouragées à améliorer leur littératie alimentaire et à faire confiance à leur capacité de choisir quoi manger pour favoriser leurs performances sportives, au même titre que les garçons athlètes.